Les femmes savantes

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Avec la première révélation, une communauté islamique qui lis la parole d’Allah, écrit Sa révélation, accordant de l’importance à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture s’est formée autour du Prophète sws. L’Islam a toujours lutté contre la mentalité de l’ignorance. Dans le Coran, on rappelle souvent à l’humain d’utiliser son esprit, de prier pour l’augmentation de ses connaissances, de rester à l’écart des ignorants, d’être l’un des savants, d’approfondir ses connaissances, de demander à ceux qui savent, et à méditer.

Sans aucun doute, la recommandation d’apprentissage et d’éducation est un acte indispensable pour un musulman : « Apprendre la science est obligatoire pour tout musulman ». (Ibn Mace, Mukaddime, 17.)

Au temps du Prophète (sws), nous avons la connaissance d’un grand nombre de femmes musulmanes savantes. à cette époque. Şifa bint Abdillah, sachant qu’à cette époque savoir lire et écrire était une compétence rare et extrêmement précieuse, savait lire et écrire mais l’a aussi enseigné aux autres femmes.

Lors de cette même époque, les poétesses connues étaient Fatima et Aisha, et dans les sciences de la santé Küaybe, Rufeyde bint Sa’d (Saîd) b. Utbe al-Aslemiyye (mort après le 7/628) et Ummu Sinan étaient très réputées. La seule chose qui était important pour tous, c’était d’apprendre et de transmettre les paroles, les actions et les approbations du Prophète (sws). Il y a beaucoup de femmes qui ont apportés des hadiths du Prophète (sws). Sans aucun doute, Aisha (r.a.) était un Compagnon qui avait un haut niveau de savoir parmi toutes les femmes. En plus de résoudre des problèmes, elle a également donné des leçons aux femmes.

Ummu’d-Derda (morte en 81/701) a étudié la récitation à un jeune âge auprès de son mari Abu’d-Derda et est également connue comme spécialiste du fiqh et de hadith. Elle a donné des cours à des femmes et à des personnes importantes (tels que le Calife Omeyyade Abdülmelik b. Mervân).

Parmi les principaux savants, les noms de Hafsa bint Sirin (morte en 101/719) et Amre bint Abdirrahman (morte en 106/724) se démarquent. Amre bint Abdirrahman est connu comme une spécialiste des hadiths et du fiqh. Ummü Imran Aisha bint Talha était spécialiste dans l’Histoire arabe, la littérature ; et surtout c’est une femme érudite qui a su attirer l’attention de son époque grâce à son savoir sur les étoiles qu’elle a acquis par Aisha.

Les femmes d’Ahl-i Beyt ont également pris leur place dans les cercles de la science depuis le premier siècle. Parmi les enfants d’Ali-Fatima, la connaissance du hadith et du fiqh était également apprise par les femmes. Parmi les noms importants se trouve Nefise bint al-Hasen. L’imam Shafii a rencontré notre mère Nefise et lui a recueilli des hadiths.

Il est généralement possible pour les femmes d’être instruites dans le domaine scientifique et de participer à des activités d’éducation et de formation au sein de leur cercle familial. Ces femmes, qui ont commencé à apprendre les sciences après de leurs pères à un jeune âge, ont acquis un haut niveau de compétence dans leurs domaines.

Parfois, leur mariage avec un homme érudit préoccupé par la science leur ont permis d’élargir leur savoir et de le partager en tant que muderris. Parmi les exemples sont Ummu Abdilkerim Fatima bint Sa’di’l-Hayr b. Muhammad al-Ensariyye (morte en 600/1203) : elle a hérité de la science du hadith de son père.

Comme autre exemple, Ummu Abdillah Fatima bint Süleyman b. Abdilkerim al-Ensâriyye ed-Dımaşkıyye, décédée en 708/1308, peut être cité. Elle a pris des leçons de récitation et de hadith de son père.

Dans l’histoire de la science islamique, la récitation, le tafsir et le hadith sont des branches de la science qui se sont développées rapidement depuis le premier siècle et se sont poursuivies sans interruption. Non seulement dans la science, mais aussi dans les valeurs morales et la vie ascétique des femmes savantes, elles ont été des pionnières et des exemples sous différents aspects.

Sans aucun doute, les femmes savantes ont démontré leurs compétences dans toutes les branches de la science, allant de la récitation au fiqh, de la littérature aux mathématiques ; en s’instruisant de la meilleure façon, elles ont mis leurs acquis, leurs connaissances et leurs expériences en pratique à travers la transmission, le partage et l’éducation. Par ailleurs, il ne faut oublier de citer la contribution importante apportée par ces femmes à la civilisation islamique à travers la construction des madrasas, des loges derviches, des hôpitaux et des bibliothèques.

Prof. Dr. Gülgün UYAR

Université de Marmara Faculté de Théologie

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